Les Souris Dansent

Le retour du printemps

Braconne, printemps 1154
Printemps
Patrouille : Martin (Patrol Leader), Thom (Patrol Leader), Dusky (Patrol Guard), Lieam (Guardmouse), Jasper (Tenderpaw).

Enfin le printemps était là. La neige commençait à fondre, les plantes sortaient de terre et les animaux sortaient de leur abri. Et c’était aussi le moment de la reprise pour la Garde, après un hiver enfermé à Braconne. Nous étions très impatients de repartir en patrouille et c’est avec plaisir que nous avons reçu nos consignes : Gwendolyn nous envoyait à Ombrais, en passant par Moussiers et Rondelet. Nous devions y retrouver la patrouille des Ombres Noires qui empruntait un autre chemin. Nous étions les premiers à ouvrir cette route et nous avions bien sûr un sac de courrier à livrer. Nous sommes partis rapidement dans la joie et la bonne humeur : nous étions heureux de retrouver le grand air.

Nous nous sommes mis en route, retrouvant le chemin à partir des repères de la carte, et déblayant le passage lorsque la neige ou la végétation l’obstruait. Nous sommes ainsi arrivé à notre première étape, Moussiers. Nous y avons été accueillis en héros, les habitants étant heureux de recevoir leur courrier et de voir la route jusqu’à Braconne réouverte. L’hiver avait fait quelques dégâts et une tour était tombée, mais dans l’ensemble la cité n’avait pas trop souffert et nous ne nous sommes pas attardés.

Nous avons donc repris notre route et nous sommes arrivés au village de Rondelet. Là aussi, l’accueil fut très chaleureux et Jasper était très heureux de retrouver sa famille, après une saison entière passée à Braconne. Ici il y avait plus de dégâts et nous avons travaillé à la reconstruction et au renforcement des bâtiments du village, ainsi qu’a l’ajout d’une digue en cas de crue.

Mon collègue Thom en a profité pour se faire connaître et faire circuler une pétition en sa faveur : il aimerait être promu capitaine. En ce qui me concerne, j’ai pu constater que c’est un vétéran aguerri qui touche à tout, mais je dois encore apprendre à mieux le connaître.

Un attroupement attira notre attention : un bateau avait été trouvé sur la rivière. L’embarcation était vide et nous n’avons pas trouvé d’informations concernant son propriétaire. D’où venait-il ? D’Ombrais, en amont ? Ou bien d’encore plus loin ? Nous avons décidé de nous remettre en route en espérant avoir le fin mot de l’affaire.

Le trajet se déroulait sans accroc et nous en étions à mi-chemin, quand justement un obstacle se présenta devant nous. Et il était de taille, puisqu’il s’agissait du Bandiat dont le cours avait été légèrement détourné par la chute d’un arbre à cet endroit.

Nous avons décidé de rallonger notre chemin en le contournant et la fin du voyage se déroula sans difficulté. Malheureusement sur le chemin nous trouvâmes une pipe, rejetée par la rivière. Le pire semblait être arrivé à ce pêcheur, sans doute happé par le martin pêcheur que nous avions repéré. Nous étions attristés et pour remonter le moral de la patrouille je ne pus résister à la tentation de faire une petite blague :

“Au moins, on est sûr qu’il n’a pas cassé sa pipe !”

C’était d’un goût douteux, mais cela fit rire tout le monde, et nous arrivâmes ainsi à Ombrais, le port sur pilotis, peu avant la nuit. Encore une fois les habitants nous recevaient à bras ouverts, mais les habitants nous confirmèrent que la pipe appartenait à un pêcheur du nom de Phil, qui était parti sur la rivière la veille. Il était sûrement mort et tout ce que nous pouvions faire était d’honorer dignement sa mémoire.

Les Ombres Noires n’étaient toujours pas arrivées et après avoir passé une matinée tranquille à effectuer des tâches diverses chacun dans son coin nous avons décidé de partir à leur recherche vers Noirlac, leur précédente étape. Apparemment nous étions les premiers à effectuer ce trajet car il nous a fallu nous frayer un chemin dans la végétation naissante. A Noirlac, nous avons retrouvé l’autre patrouille : l’un d’entre eux était blessé et ils nous expliquèrent qu’ils étaient restés ici car la ville avait un sérieux problème. En effet, une moufette avait ravagé les réserves et les plantations d’herbes médicinales ; et l’animal borné traînait toujours dans les parages.

Après de longues discussions nous tombâmes d’accord sur un plan : Dusky, le vieux scientifique téméraire, se proposa pour empoisonner de la nourriture, afin de l’affaiblir ; nous l’attaquerions ensuite afin de la faire partir, Jasper devant lui lancer une petite bombe incendiaire. Nous sommes allés pêcher quelques petits poissons et têtards dans le lac et Dusky fit sa préparation ; il semblait en connaître un rayon sur le sujet.

Nous partîmes à l’écart de la ville en cherchant les traces de l’imposant animal. Nous étions sur sa piste quand nous l’aperçûmes ; la moufette était tout près, et nous eûmes à peine le temps de poser la nourriture empoisonnée et de nous cacher qu’elle arrivât. Nous attendîmes qu’elle mange tout ce que nous avions placé à cet effet, puis Jasper lança sa bombe et nous sortîmes de notre embuscade. Malheureusement il avait tiré trop court et la dose de poison de Dusky était loin de l’assommer : la bête se retourna vers nous et nous partîmes en courant, Lieam et Thom d’un côté, Jasper, Dusky et moi de l’autre.

Nous courions à perdre haleine, en zig-zaguant et en s’abritant le plus possible sous la végétation. Nous manœuvrâmes pour nous croiser et à la deuxième fois l’animal avait perdu tous ses repères. Ne sachant plus où donner de la tête, la moufette nous laissa filer ! Dans l’affaire, nous avions même réussi à l’amener près de la frontière et elle repartit dans cette direction.

Nous rentrâmes victorieux à Noirlac et après avoir célébré cette issue heureuse nous repartîmes à Ombrais, où nous pûmes enfin goûter aux joies d’un repos bien mérité.

Rapport rédigé par Martin

Comments

Kuzor

I'm sorry, but we no longer support this web browser. Please upgrade your browser or install Chrome or Firefox to enjoy the full functionality of this site.