Les Souris Dansent

Le sauvetage hivernal

Rapport de mission

Braconne, hiver 1153
Hiver
Patrouille : Lieam (Guardmouse), Robin (Guardmouse), Quentin (Patrol Guard) et Thom (Patrol Leader).

En cette fin d’hiver, la neige avait recouvert toute la région et nous étions tranquillement affairés à Braconne, quand des cris retentirent dans la citadelle. Des réfugiés venaient d’arriver, blessés, fatigués et transis de froid. Ils étaient de Grandecombe, qui avait été attaquée par un raton laveur, ce qui les avait forcé à évacuer. Les autres villageois étaient donc éparpillés dans la neige au nord de la citadelle et Gwendolyn commença aussitôt à organiser les secours.
Sans hésiter, nous nous sommes portés volontaires pour monter une expédition de sauvetage.


Nous avons rapidement regroupé notre équipement sur un traineau : des couvertures, des outres de remontant, du bois sec, un drapeau de la Garde et le matériel habituel. Le temps jouait contre nous et nous sommes aussitôt partis vers le nord, dans la neige et le froid. Nous avons décidé de s’écarter légèrement de la route principale – invisible sous la neige – pour former une boucle, espérant rencontrer des villageois en détresse.

Malheureusement, au bout d’un certain temps, il fallut se rendre à l’évidence : nous étions perdus. Après avoir tenté vainement de retrouver notre chemin, nous avons monté un camp précaire, qui malheureusement ne nous protégeait pas efficacement du froid : deux d’entre nous étaient déjà malades. Deux villageois ont entendus nos cris et nous ont rejoints, mais notre situation de s’améliorait pas. Nous avons décidé de repartir, et heureusement peu après Lieam nous sortit de cette impasse en retrouvant ses repères et en nous guidant jusqu’à la piste principale. Nous avons orienté les villageois vers Braconne – ils n’étaient pas loin – et nous sommes repartis vers le nord : nous pouvions encore tenir et sauver des vies.

Après une heure passée à progresser dans la neige, nous n’avions toujours rencontré personne, quand nous repérâmes une tâche colorée au milieu de cette blancheur. C’était une grand-mère, qui n’en pouvait plus et s’était assise ; elle était maintenant presque totalement enfouie sous la neige et elle n’aurait pas survécu bien longtemps si nous ne l’avions pas tirée de là.


Nous l’avons enveloppée dans une couverture et nous lui avons donné à boire, puis nous sommes repartis. Plus loin sur notre chemin, nous sommes tombés sur des traces d’un gros animal. Nous n’avons pas pu l’identifier, mais nous avons jugé plus sage de ne pas s’enfoncer plus loin vers le nord et d’amorcer notre retour vers Braconne.



Le trajet s’est déroulé sans accroc majeur et nous avons pu ramener la grand-mère saine et sauve et profiter de la chaleur de la citadelle. Cependant, de nombreuses souris manquaient encore à l’appel et nous avons décidé de faire une dernière ronde autour de la ville pour aider les éventuels rescapés restants.

Nous avons retrouvé un groupe de réfugiés et nous avons décidé de monter un camp qui servirait d’avant-poste de secours afin de les soigner. Pour attirer toutes les souris éparpillées dans la neige, nous avons sorti notre drapeau de la Garde et entonné des chants traditionnels, espérant que notre voix porte le plus loin possible. Au total, nous avons rassemblé une demi-douzaine de villageois.


Lorsque nous fûmes certains qu’il ne restait plus de villageois en détresse dans les environs et une fois les premiers soins dispensés – les couvertures et le bois sec furent d’un grand secours – nous sommes repartis le plus rapidement possible vers Braconne : nous ne pouvions rien faire de plus et il était inutile de prendre des risques supplémentaires ; de plus, nous avions tous pris froid.



Lieam et Robin portaient chacun une souris sur leur dos et les autres suivaient en traineau. Nous allions à bonne allure et nous nous savions proches de la chaleur de la citadelle, quand soudain le tapis de blancheur s’effondra sous nos pattes, engloutissant les souris sous la neige. Heureusement, mon instinct m’avait dicté la prudence et je fus le seul à ne pas tomber.



Je pus remonter mes compagnons de patrouille d’abord, puis nous avons extrait de la neige les autres souris. Il y avait eu des blessés dans l’affaire, dont Quentin et Lieam, et nous étions tous dans un piteux état, mais nous n’allions pas échouer si près du but. Enfin, après une dernière salve d’efforts dans le froid et la fatigue, nous aperçûmes Braconne, et nous laissâmes échapper un cri de joie : nous savions que nous étions sauvés.



Nous sommes arrivés blessés, fatigués et malades, mais tous ces efforts n’avaient pas été vains. Lieam et Quentin ont commencé à récupérer, et Robin et moi avons proposé notre aide pour accueillir les villageois. La journée fut éreintante en diable et à plusieurs reprises nous avons craint de ne pas en revenir vivant, mais c’était notre devoir en tant que membres de la Garde et le sourire des rescapés fût notre récompense.

Rapport rédigé par Thom

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Kuzor

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